La distance critique est un point d’équilibre théorique idéal entre la réverbération (le son de retour des murs) et le son des enceintes (champ direct)

Ce point d’équilibre est de 50/50.

L’angle idéal théorique d’écoute est de 60° degrés avec les enceintes (30° de part et d’autre de l’axe d’écoute)

L’auditeur doit se tenir à la pointe de ce triangle d’écoute afin de percevoir parfaitement les sons en phases (les sons mixés au centres).

La tolérance de décalage possible par rapport au centre est de 90°, soit 1/4 de longueur d’onde, soit un peu moins de 9cm de l’axe pour 1kHz, 4 cm pour 2 kHz…

L’écoute au centre est donc obligatoire si l’auditeur est placé à distance critique car la perception du centre sera correcte et la précision de placement requise.

Une écoute en aval de la distance critique permet plus de tolérance de placement car le centre n’est pas bien perçu, l’écoute devient diffuse et la scène sonore s’effondre, c’est une écoute floue qui manque lourdement de précision

C’est pourtant comme cela que la majorité des auditeurs écoutent, l’acoustique de leur salle ne permettant qu’une écoute de proximité permettant le respect de la distance critique.

Il y a 2 solutions pour écouter à distance critique :

1- Augmenter la directivité des enceintes, la pièce est ainsi moins arrosé par les enceintes et la distance critique augmente (on perçoit plus loin les sons en phase, ce qui permet d’augmenter le triangle d’écoute)

L’inconvénient de cette technique, c’est l’augmentation de la croissance de la directivité… la longueur d’onde diminuant avec la montée en fréquence, on a des murs très arrosés dans les basses fréquences et plus dans les hautes fréquences.

La solution serait d’avoir des enceintes très directives jusque bas en fréquence, par l’emplois de pavillons géants qui posent des problèmes de places et éloignent les centres acoustiques (effondrement de la précision par les incohérence de la réponse hors axe)

L’autre solution pour augmenter la directivité consiste en la création de lobes de directivité, mais ce type de montage génère une réponse en « marguerite », la réponse hors axe est hachurée, irrégulière en fréquence, imposant un traitement acoustique massif des premières réflexions.

2- Diminuer la taille du triangle d’écoute, donc réduire la distance d’écoute avec les enceintes.

C’est une excellente solution, mais elle diminue la sensation d’immersion.

On le voit, le seul moyen est un traitement acoustique efficace et une parfaite symétrie du placement du triangle d’écoute dans la pièce.

C’est aussi une parfaite symétrie des murs.

L’écoute stéréophonique est donc extrêmement exigeante dans le placement et surtout dans l’acoustique de la salle, c’est pour cette raison que les lieux dédiés à l’écoute de la musique font l’objet de fines études acoustiques, symétrie, temps de réverbération, placement des enceintes en fonction de la distance critique résultante.

Les variables d’ajustements par la directivité posent vite des problèmes insolubles, la gain ne valant rapidement plus la peine (les dommage colatéraux prennent le dessus sur l’effet d’une directivité supérieure) Tout n’est qu’une question de compromis, qui passe avant tout par le traitement acoustique

Crédit photos deveniringeson.com

Plus de détails sur le placement : https://deveniringeson.com/placement-enceintes/

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