Dans un salon, il est rare de pouvoir faire un traitement acoustique.

 

La seule chose qu’il est possible de faire, c’est de trouver l’emplacement le moins pire dans la pièce pour positionner ses enceintes et le point d’écoute.

L’éloignement des enceintes du mur améliore à chaque fois la situation.

Lorsque les enceintes sont collées au mur et que le canapé est le point d’écoute est le canapé, l’inversion complète est souvent la solution, le but est d’éloigner le plus possible les enceintes du mur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’idée de la planche à roulette quand rien d’autre n’est possible.

En effet, la planche à roulette permet de configurer en un instant sa pièce et se placer en « CONDITION D’ECOUTE OPTIMALE » puis de pouvoir en 2 secondes, ranger les enceintes et retrouver un salon de vie normal.

Cette idée part du constat suivant, nous sommes nombreux à ne pas pouvoir se conformer aux règles élémentaires d’un placement optimal pour une écoute HiFi.
En effet, nos installations sont dans le salon et la bonne position d’écoute, et bien c’est au milieu de la pièce, le plus loin possible des murs.

Des enceintes sur roulettes ou sur une petite planche esthétique et munie de roulettes, permet de placer les enceintes en position d’écoute, puis de repositionner en « mode vie normale du salon

Tenter de faire de l’écoute HiFi, les enceintes collées contre les murs ou dans les coins, c’est ce mettre à l’abri d’une écoute HiFi…

Cette règle de placement est la base absolue qui permet d’optimiser gratuitement la qualité d’écoute

JP Lafont, détail plus encore le sujet 

Il faut avant de lire le reste, regardez le chapitre Placement des enceintes et respecter la distance critique (c’est en bas de la page…)

 

Pour trouver la distance critique, il faut faire tourner la calculette de JPL

Entrez un RT60 de 0,8 qui est une valeur normale dans un salon de 15 à 40m2.

Un triangle équilatéral de 2 metres de base convient bien en général, on peut agrandir ou diminuer un peu le triangle pour tests afin de se rendre compte de l’effet qu’apporte le placement de l’auditeur et des enceintes dans une pièce.

On écoute plus la pièce (le champ réverbéré / diffu) que les enceintes, s’en rapprocher permet de trouver le bon équilibre, la fameuse distance critique.

Les roulettes devraient être placées par défaut sous toutes les enceintes dites HiFi…

Qui peut se permettre d’avoir ses enceintes en position optimale d’écoute « A POSTE » en permanence ?

– Uniquement quelques passionnés qui ont une pièce dédiée…
– Ou ceux qui ont des pièces traitées
– Ou ceux qui les ont encastrée InWall…

A part ça, jamais la règle de l’emplacement n’est respectée.

Dans ces conditions, c’est une FAUTE GRAVE des constructeurs que de considérer que tout le monde peut placer les enceintes de façon optimales.

Pourtant, c’est souvent indiqué dans les recommandations constructeurs… mais pas appliqué parceque ce n’est pas applicable dans le salon de monsieur tout le monde et dans la vie normale des utilisateurs.

La méthode la meilleure avant d’envisager de changer de matériel et de l’accuser, peut etre de faire ces tests simples pour ce rendre compte des effets spectaculaires d’une écoute à proximité des enceintes, loins des murs…

Une écoute proche, à 1,5m des enceintes permet de commencer (triangle de 1,5M) puis le triangle peut etre agrandi pour sentir les effets de variation de la distance critique.

On peut jouer avec les atténuateurs grave et aigus pour tester.

En fonction du plaisir d’écoute entendu, il sera assez tot de définir une place, les enceintes le plus loin possible des murs (1 m des cloisons au minium)

 

Et l’acoustique ?

Le problème de toute les pièces de petite et de moyenne taille, sous les 80m2, c’est que nous sommes acoustiquement dans ce qui s’appel le régime modale.

Le régime modale varie en fonction de la surface et du volume de la pièce, ainsi, une salle de cinéma de 200m2 avec par exemple un volume de 700m3 sera au dessus de la fréquence de Schroeder, en dehors du régime modale.

Ce genre de salles volumineuses permet de sonoriser plus facilement car les modes fréquenciels forts n’existent plus, les plus grandes longueurs d’ondes ne recontrent plus de parois pour rebondir et pertuber le champ direct des enceintes dans la zone d’écoute.

Sous la fréquence de Schroeder, donc dans le régime modale, les fréquences croisent la zone d’écoute apres avoir rebondi sur les cloisons.

Plus la pièce est petite, plus les murs son proches et plus les ondes longues recoupent la zone d’écoute et rebondissent avec bonheurs dans tout les sens, encore et encore.

Il en résulte des modes fréqueciels forts sur les grandes longueurs d’ondes. Plus la fréquence sonore est basse (le grave et le bas grave), plus l’onde est longue.

On calcul la longeur d’onde en multipliant sa fréquence par la vitesse du son qui est de 344 metres par seconde (résultat en seconde), par exemple, une onde à 100 Hz fait 344 cm, soit 3,44m

Il y a en ligne sur le site de l’acousticien JP Lafont, une petite calculette en ligne, ce site est d’ailleurs sympathique à visiter : http://www.rt60.net/long_onde.htm

Les modes fréquentiels crées des pics de fréquence sur les basses fréquences sur la courbe fréquentielle de réponse de la pièce (le champ diffus) et perturbe de façon catastrophique l’écoute générale de la musique dans votre salon.

C’est comme cela partout, il n’y a rien à faire, sauf à traiter massivement l’acoustique de la pièce par absorption, avec par exemple de la laine de roche, voir ici la page dédié au traitement de base de l’acoustique dans un salon.

Pour prendre un cas extrème, un studio d’enregistrement pointu qui à pour but d’avoir une acoustique optimale, au travers d’un Temps de Réverbération bas, le RT60 par exemple et qui présente une surface brute de 60m2 (déjà la taille d’un grand salon), aura un traitement énorme permettant d’attaquer les grandes ondes des basses fréquences.

Ce traitement par amortissement mangent la moitié de la surface au sol et de la hauteur sous plafonds, ainsi, il ne reste que 30m2 utile dans le studio, la moitié du volume est occupé par l’amortissement des longues ondes afin d’amortir les basses fréquences de façon efficace,  en effet, un onde de 40Hz fait… 8,60 mètres…

Par cet exemple, on constate qu’il n’y à pas de solution et qu’il faudra s’adapter autrement dans le salon…

 

 

Il faut donc tenter de définir la zone la plus adaptée et la position du pic de grave et en définir sa fréquence et voir si la bosse est à 50 Hz ou pire, 60 ou 70 Hz…

Pour cela, la voie royale c’est de mesurer et de s’équiper en faisant l’achat d’un micro USB et de le brancher sur un PC portable et d’installer un soft comme REW, par exemple celui-ci :
https://www.audiophonics.fr/fr/micros-de-mesure/minidsp-umik-1-micro-de-mesure-usb-omnidirectionnel-a-faible-bruit-p-8269.html (celui-ci est un bon choix car il est livré avec son calibrage…)

Si c’est trop cher et que cette voie n’est pas la votre, il y a une solution plus « bricolo », qui consite à investir dans un sonometre premier prix, ça coute environ 30 euros et ça  sert tout au long d’un parcours audiophile : https://www.amazon.fr/dp/B00C4CYSZU/ref=asc_df_B00C4CYSZU50389539/?tag=googshopfr-21&creative=22722&creativeASIN=B00C4CYSZU&linkCode=df0&hvdev=c&hvnetw=g&hvqmt=

Il faut  installer par exemple Arta ici sur un PC puis brancher la sortie de la carte son à l’entrée analogique de l’amplificateur pour lancer le générateur de fréquence d’Arta.

La technique va consister à faire une cartographie des zones possibles pour placer les enceintes et le point d’écoute.
Dans un premier temps, on peut commencer par reculer le plus possible les enceintes du mur puis mesurer le niveau à l’aide du sonometre au point d’écoute en lançant les fréquences à partir de 30Hz jusque 80Hz.

Ensuite, on note les fréquences sur une feuille de papier : 10, 20, 30, 40, 50, 60, 70, 80Hz puis note en face les niveaux mesurés.
Compte tenu de la pièce, on risque de trouver du 60Hz ou plus au pic fréquentiel le plus fort, mais c’est impossible à savoir sans mesurer.

Plus la position du pic est élevé, moins c’est bon.

L’idée de base est la suivante :

– Plus le pic naturel dans la zone d’écoute est bas (sous le 40Hz), plus on s’abrite des défauts du pic sur les enregistrements ne contenant pas trop d’infra bass…

– Plus le pic naturel dans la zone d’écoute est bas, moins on croise moins souvent ces fréquences…évidemment

– Plus le pic naturel dans la zone d’écoute est bas, plus on retrouve de l’infra avec un système qui n’en comporte pas forcément et au lieu de subir les effet néfastes du pic, on en tire profit et ça c’est génial !!!

Le « jeu » est donc pour avoir un beau grave, dans un premier temps de trouver la zone idéale du point d’écoute, non pas ou le pic de grave est le moins fort, mais l’endroit ou sa fréquence est la plus basse.
S’adapter de la sorte au problème de nos salons non traités acoustiquement est une façon élégante de s’en sortir un peu.

Ensuite, on règles le niveau de grave jusqu’a ce que cela plaise …

Pour encore optimiser, il faut acheter un système pour faire une égalisation de la bande passante.
Cette égalisation du point d’écoute viendrait modifier la courbe préalablement mesurée afin de tenter de décaler ce pic de fréquence vers le bas, c’est une belle solution d’optimisation mais qui a ses limites car une correction trop forte au delà de 5 ou 6 dB est audible et gênante.

 

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